Michael Epaka, un nom que beaucoup reconnaissent, mais dont le visage était une énigme pendant longtemps. Il a décidé de proposer une sauce comme les Camerounais l’aiment avec beaucoup de piment.
On va dire que le Pepper soupe devait se manger dans une sérénité digne de ses 20 ans d’expérience dans le domaine de la publicité, lui ex-directeur de stratégie et de création à MWDDB.
Mais on a constaté que la dose de piment a quelque peu été un peu plus forte que prévue.
Le sujet ayant captivé plus d’un, chacun voulait donner sa position sur le pourquoi, la pub 237 ne fait plus B.A.N.D.E.R sur notre continent, le Cameroun.
Michael Epaka, face à son auditoire, a joué le jeu et ouvert le micro à chacun pour dire quand il avait bandé la dernière fois, face à une pub à la sauce camerounaise.
Un moment qui a permis à ce dernier de comprendre que le monde de la publicité était divisé entre le présent, le passé et son potentiel futur.
Présents à ces échanges étaient les hommes de médias, les responsables aussi bien qu’employés d’agence de communication, des chefs d’entreprises, annonceurs et amoureux de la pub.
Notons la présence d’étudiants en préparation pour intégration dans le secteur.
Des échanges qui ont permis de comprendre que la pub se meurt, que les réseaux sociaux nous ont été donnés sans qu’on soit préparé.
Pour certains, la nostalgie demeure et on a eu une petite sauce poivrée des pubs qui ont marqué le temps et un rappel sur la place et l’impact de la pub dans nos vies.
L’opinion de certains étant que les temps ont changé et qu’on devrait s’adapter aux nouvelles technologies qui demandent de faire la sauce avec du piment sans trop de fioriture, car ça « scrolle » vite et le temps d’y rajouter du poivre et quelques épices secrètes légué par grand-mère ne sert à rien.
Désormais, on aime boire chaud, rapide et passer à autre chose simplement.
Mais il en ressort que pour éviter qu’à force de ne plus bander, il finisse par mourir, on doit se ressourcer et revoir ce qu’on utilise pour la sauce.
Peut-être ne pas prendre la pierre à écraser comme maman le faisait, pour blinder les épices, mais que les moyens soient disponibles pour qu’on puisse bien sélectionner les éléments pour une sauce avec du gout et de la senteur.
Étudier quel type de sauce va plaire et trouver comment bien malaxer les épices et faire en sorte que cette sauce pimentée puisse, dès ses premiers bouillonnements, envahir l’espace, pousser les têtes à se soulever et le nez à humer, dans quelles directions vient l’alerte.
Que les papilles, malgré qu’elles soient conscientes de la chaleur intense de la combinaison piment-poivre, qu’on ait envie, malgré tout, de manger, avant de chercher le ventilateur ou une bonne bière pour couper le feu causé par la dégustation de cette pub, car tel est l’objectif de la pub : vendre, pousser à consommer.
Une série d’échanges sur un sujet passionnant proposée par Créative Stories, qui va se poursuivre du côté de Bali, dans cet espace réservé à l’art et à la nature, au « The Forest Creative Loft».
