L’histoire des tresses africaines, remonte à 22000 ans avant Jésus-Christ. Les tresses africaines constituent la plus vieille forme de coiffure du monde. En effet, les premières tresses ont été identifiées à la période préhistorique, comme le témoignent les statuettes de La Vénus de Willendorf (30000 av. JC) et de La Dame de Brassempouy (23000 av. J).
L’observation de ces deux statues permet en effet de situer à près de 20 000 ans, l’âge des tresses africaines. Cette conclusion est également basée sur la ressemblance des deux femmes représentées par ces statues, aux phénotypes africains. Ces allégories ont ainsi permis de démontrer que les tresses africaines constituent la plus vieille coiffure du monde.
Plus tard, à la naissance des premières grandes civilisations africaines (Egypte antique et Nok), il a été remarqué que les hommes et les femmes, membres desdites civilisations, portaient diverses formes de tresses. Certains ajoutaient même des fils d’or dans leurs coiffures pour les accessoiriser et les sublimer.
Outre l’Egypte antique, l’engouement pour les tresses était également remarqué du côté de l’Afrique noire. Dans cette partie du continent, les tresses avaient une importance culturelle capitale car elles avaient diverses significations. À cette époque, la tresse était un signe de pouvoir et l’on pouvait immédiatement reconnaître le rang social ou la caste d’une personne à partir du style de coiffure qu’elle porte.
Les tresses africaines désignent de ce fait, l’ensemble des techniques utilisées pour assembler par entrelacement les cheveux, afin d’obtenir divers modèles de coiffures. La méthode africaine pour tresser les cheveux est assez similaire à celle empruntée pour confectionner les cordes ou les faisceaux de fils.
Les tresses africaines sont esthétiques, elles ont été délaissées via la colonisation, elles représentent désormais un trésor pour les africains. Très en vogue désormais, la tresse africaine est une coiffure versatile, une véritable inspiration culturelle, qui mixe créativité et originalité. Il en existe plusieurs variétés.
Les tresses africaines ont pour vocation de sublimer et protéger les cheveux afros. Polyvalentes et flexibles, ces tresses peuvent être réalisées sur n’importe quelle longueur de cheveux : courts, mi- longs, cheveux longs, etc.
Exemple des nattes sont celles à trois brins, les braids, qui sont elles aussi réalisées avec twists qui sont des coiffures à deux brins. Ce sont toutes des coiffures tribales d’origine africaine. Indémodables et intemporelles, elles se réalisent sur toute la tête à partir des cheveux naturels et aussi faites à partir de longues extensions de mèches.
Il existe des coiffures qui restent emblématiques de certaines d’ethnies. exemple des tresses Fulani Braids qui sont encore reconnues comme étant la coiffure typique de l’ethnie Peulh. Il y a aussi les Bantu Knots qui sont associables aux Bantous, un peuple que l’on retrouve entre le Cameroun et le Nigéria.
Les tresses africaines aussi un symbol et outil de résistanc, les africains d’antan faisaient preuve d’ingéniosité et d’une grande créativité. Ils avaient la possibilité de réaliser plusieurs figures géométriques à partir de leurs cheveux. Toute cette ingéniosité leur a d’ailleurs servi d’instrument de libération lors de la traite négrière. En effet, pour échapper aux tortionnaires, les esclaves noirs se servaient de leurs cheveux pour réaliser des tresses de façon à obtenir un plan d’évasion. Ainsi, leurs tresses représentaient des plans de route à suivre pour s’évader afin de minimiser le risque de se faire rattraper.
Les tresses ont toujours eu une grande signification en Afrique. Elles servaient non seulement à styliser les cheveux mais aussi à protéger la tête des maladies du cuir chevelu, des poux, démangeaisons et autres maux.
