Une révolution dans le monde de la production cinématographique, qui affecte désormais les relations entre Africains et le monde. Un gros changement de consommation et des mœurs.
Longtemps, la plateforme Canal Plus avait la connotation de vecteur de pouvoir colonial, pour le maintien
dans l’ombre de nos territoires, Franquephone.
Les critiques n’ont pas toujours été tendres, ceci face à une plateforme de distribution, comme Dstv, qui propose des programmes et des séries à budget ultra lourd, mais bien payés, permettant aux producteurs de vivre de leur art.
Une plateforme au contenu dédié à la consommation africaine.
Désormais, il y a un changement dans les propositions du bouquet qu’offre,Canal Plus sur l’Afrique francophone.
Il ne déconnecte plus, mais rapproche l’Africain de lui-même par sa culture et ses croyances.
Un petit tour de quelques séries désormais proposées sur ce bouquet, donne espoir que le cinéma africain restera dans ses couleurs, sans vouloir être continuellement occidentalisé.
Rappelons qu’une série de télévision dédiée à l’Afrique ,est une production créée en Afrique, abordant divers thèmes et genres tels que la comédie, le drame, le documentaire ou l’historiques aussi bien que le romantique.
Des séries qui peuvent être diffusées localement ou à l’international ,produites en langues variées, ainsi qu’en français ou en anglais, selon les régions.
Précision que ses séries dites africaines ont un objectif, celui d’être une représentation culturelle qui promeut les langues, les traditions et offre un reflet de la vie quotidienne et des réalités de différents pays ou même de communautés.
Ses séries doivent pouvoir sensibiliser le public à des enjeux sociopolitiques ou environnementaux,tout en éduquant sur des sujets comme la santé, la famille ou l’égalité des genres.
Un autre aspect est le divertissement, pour activer l’audience, favorisant le développement du secteur, voire l’industrie en gros.
Des séries qui permettent aux Africains de s’identifier, d’avoir ce sentiment d’appartenance à une culture spécifique, en abordant des récits qui touchent et créent le lien.
À travers ses séries désormais proposées au public francophone , on permet aux Africains d’avoir leurs acteurs, leurs scénaristes, leurs réalisateurs, leurs techniciens locaux.
Des héros devant l’écran aussi bien que derrière, qui, avec le temps, vont développer l’industrie sur le continent.
Des missions longtemps ignorées par ce bouquet, dans la fougue des chiffres, peut-être pas volontaire, mais qui désormais sont corrigées.
Avec des séries comme, »Les Nounous » de la Côte d’Ivoire, on ressent enfin le contact qu’il faut et on réussie à partager la vie et la réalité d’une femme de ménage en Afrique.
Avec »The Wife », production sud-africaine, on comprend les choix que nous faisons en tant que femmes dans un environnement dominé par des hommes encore complètement ancrés à leur tradition, ainsi qu’avec la série
»Le voile de l’illusion », qui nous parle de la souffrance des populations, entre les mains des politiciens véreux, qui oublient qu’ils ont un devoir envers leur population, à leur merci et exploitée.
Les sollicitant au moment des élections.
Avec »Mahinga », la série maraboutique, on est rassurée que l’Angola n’est pas étranger aux réalités africaines, mélange mystique aux pratiques de sorcellerie, et on se retrouve complètement immergée, avec un rappel de la force de nos ancêtres dans notre vie.
On est impatient de voir le fin mot de l’histoire.
Nous ne pouvons pas négliger »Apparence » du Bénin, un classique à l’africaine de la série américaine Dallas, épicé à la sauce africaine, avec des personnages que nous reconnaissons au quotidien.
Ce qui attire et vous donne l’envie de découvrir la suite de chacune de ses histoires, c’est l’utilisation de la langue locale, des histoires qui vous connectent à leur tradition, des anecdotes qui vous font comprendre que chacun a sa culture et ses coutumes, avec son bon et son mauvais.
Enfin un point commun : l’amour. Preuve qu’en Afrique l’amour demeure le véritable vecteur de paix
On attend encore plus de séries qui impacteront nos jeunes qui suivent ces histoires, ils vont se cultiver et découvrir que notre continent n’a pas que la pauvreté et la misère à vendre.
Preuves qu’avec les moyens, on peut faire des productions éducatives et divertissantes pour la population consommatrice, surtout la partie francophone .
Quand l’impact est positif, il faut toujours apprécier et encourager.
L’Afrique ne peut que se développer que si les barrières culturelles sont brisées.
Afrikultures.com vous invite à suivre ses séries où l’on ne cherche pas à mimer le quotidien des autres. Plutôt aller vers des images qui nous permettent de nous accepter et de nous valoriser.
We keep the faith…
