Alain Delon et Jean- Paul Belmondo,fin d’un mythe,d’un règne colonial

Alain Delon et Jean- Paul Belmondo,fin d’un mythe,d’un règne colonial

Pour la nouvelle génération, entendre ces noms semble être banal, à la limite des individus ayant fait leur chemin dans le monde du cinéma, puis l’ayant quitté avec un parcours bien rempli, mais au-delà de leurs rôles, il y a plus profond.

La petite Africaine née au Cameroun que je suis, se souvient qu’on ne pouvait pas parler de cinéma sans mentionner Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo. Ils étaient les ambassadeurs de cette culture française que beaucoup aujourd’hui semblent s’amuser à mixer et métisser à volonté.

Durant les années 60 jusqu’en 90, action, romantisme et suspense dans le 7eme Art, étaient portés par ces ambassadeurs de la culture française.

Ils inspiraient et poussaient bon nombres de nos élites africaines, hommes d’affaires, de l’époque, à vouloir être des gens de la haute sphère française, avec le look, costard, cravate ou un nœud papillons à s’étrangler ; être Européens plus qu’Africains au final.

Beaucoup n’ont peut-être pas compris mais, je les perçois comme des éléments, ayant contribué à renforcer la France-Afrique et permis de sensibiliser nos grands-parents à tourner le dos à leur culture et tradition.

La langue française, avec ces messieurs, était claire et « droit au but ». Pas besoin de rendre cette langue boîteuse sous prétexte de mondialisation, ou de vouloir exister, ou ’’se renouveler’’.

Ces personnages, nés de l’imagination de réalisateurs, de producteurs ou d’écrivains, étaient l’image de la beauté à la française que beaucoup de nos jours ignorent.

S’ils étaient à notre époque d’internet, je dirais qu’ils ont été de grands influenceurs, sans besoin de réseaux sociaux.

 Les femmes africaines, rêvaient d’avoir un bout de ces deux-là dans leur vie. La preuve étant qu’avec l’âge, la séduction ne les lâchait pas, à voir le nombre de conquêtes, mariages et enfants à leur actif.

 ‘’De bons polygames’’, dirait-on chez nous.

De plus, peut-on attribuer cette beauté proposée au public sous colonisation comme étant la raison du métissage, blanc-noir de l’époque dans les colonies françaises ? Chacune prête à tout pour avoir l’attention de son ‘’blanc’’, de son français ?

Un départ qui nous fait comprendre que cette période ou ère est désormais aux archives.

 A nous désormais, Africains de mettre sur pied nos normes en termes de style vestimentaire, beauté et style de vie.

De plus, vu l’impact de ces personnages, on comprend que même via le cinéma, on peut se vendre au monde.

 Des acteurs d’exception qui on eu une façon particulière de voir prononcer leur nom dans la langue de Shakespeare ‘’Alain Delonn’’ ou ‘’Jean-Paul Belmondoo’’

Ce fut des personnages qui, avec leur jeu d’acteurs, ont contribué à la colonisation.

 Mais aussi une preuve que tout a une fin et que la liberté de chacun dépend de lui et ce qu’il met pour être valorisé, respecté et accepté.

En Afrique désormais, prenons l’Art comme un vecteur, pas juste de succès, popularité et d’argent, mais un instrument qui peut vous permettre d’influencer dans le temps, éduquer et transcender.

 Comme ils l’ont fait dans des pays comme le Japon et plein d’autres, en deuil après ce dernier exit.

 Au final c’est la célébration de vie, d’hommes, business men et visionnaires ; des légendes.

‘’César ne vieillit pas, il mûrit.

 Ses cheveux ne blanchissent pas, ils s’illuminent

César est immortel pour longtemps

César a tout réussi, a tout conquis.

 C’est un guépard, un samouraï, il ne doit rien à personne

Ni à Rocco ni à ses frères, ni au clan des Siciliens.

César est de la race des seigneurs

Le césar a d’ailleurs été décerné à César

Ave Moi’’

Le bel Adieu

Loading

You cannot copy content of this page