Ne pleure pas, mon enfant retrace l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte de Njoroge dans les dernières années du Kenya sous domination coloniale. Un Kenya en proie au chaos né de la révolte des Mau Mau et des espoirs charriés par Dedan Kimathi, le héros de la lutte pour l’Indépendance.
Au travers des espérances et attentes d’un jeune homme qui rêve d’un avenir radieux pour son pays, espoirs que l’on traduit, dans une écriture où l’émotion effleure à chaque page, Ngugi wa Thiong’o, qui était alors âgé de vingt-quatre ans, était a son premier roman.
Kenyan author Ngugi wa ThiongÕo, Distinguished Professor of English and comparative literature at UC Irvine, is on the short list for the 2010 Nobel Prize in literature, for xxx(add phrase or blurb here from award announcement;
Chancellor quote? Christine writing and getting approved quote).
Ngugi, whose name is pronounced ÒGoogyÓ and means Òwork,Ó is a prolific writer of novels, plays, essays and childrenÕs literature. Many of these have skewered the harsh sociopolitical conditions of post-Colonial Kenya, where he was born, imprisoned by the government and forced into exile.
His recent works have been among his most highly acclaimed and include what some consider his finest novel, ÒMurogi wa KagogoÓ (ÒWizard of the CrowÓ), a sweeping 2006 satire about globalization that he wrote in his native Gikuyu language. In his 2009 book ÒSomething Torn & New: An African Renaissance,Ó Ngugi argues that a resurgence of African languages is necessary to the restoration of African wholeness.
ÒI use the novel form to explore issues of wealth, power and values in society and how their production and organization in society impinge on the quality of a peopleÕs spiritual life,Ó he has said.
Njoroge est un gosse qui veut etudier. Tres jeune, il voit dans l’instruction le sesame de lendemains radieux: il pourra aider sa famille, la sortir de la misere; il pourra aider toute sa tribu, les kikuyu, les aider à reprendre leurs terres, usurpees par les colons; il pourra aider son pays. Devenir un chef qui aide à construire un meilleur avenir.
Il est doue, et toute sa famille se met en quatre pour lui permettre de joindre l’école, de suivre des études.
Mais c’est une epoque de grands bouleversements. Des greves generales, matees dans la violence. L’etat d’urgence, avec couvre-feu generalise, est declare. Le grand leader Jomo est emprisonner.
Les resistants souterrains du mouvement Mau Mau sement la terreur chez les colons et chez leurs collaborateurs noirs. Des freres de Njoronge entrent en resistance, et toute la famille en paiera le prix: un grand frere sera abattu, un autre emprisonner, le pere sera torturer et en mourra, et Njoronge, torturer lui aussi mais finalement relâché, devra abandonner ses etudes. Ses reves sont evanouis, son avenir condamne. Il pense quitter le Kenya. Le fera-t-il?
Dans une ecriture qui se veut simple, sans fioritures ni grands effets de style, Ngugi wa Thiong’o glisse du particulier au general.
Des efforts d’une famille pour subsister, des efforts d’un gosse pour ameliorer son destin, au difficile acces a l’education du peuple kikuyu, aux contraintes de la vie en polygamie, a la segregation raciale, aux relations avec les colons blancs, a la question de l’appartenance de la terre.
Le roman transite entre cri accusateur, desespere, et ode a l’instruction, mere de tous les espoirs. Entre appel a soulevement – repression – mort et chant d’esperance, de promesse.
Une ecriture sobre, un peu naive, mais efficace. Il parait qu’il a continue avec des oeuvres plus achevees, et on a parle de lui comme candidat au Nobel..
