The Beautyful ones are not born yet -Ayi Kwei Amah

The Beautyful ones are not born yet -Ayi Kwei Amah

le Ghanéen Ayi Kwei Armah compte parmi les plus grands romanciers de l’Afrique contemporaine. Il s’est fait connaître en 1968 en publiant The Beautyful ones are not born yet, un chef d’œuvre de littérature engagée

 L’Âge d’or n’est pas pour demain  le laisse entendre, désillusion, désenchantement sont au cœur de cet admirable roman, L’ouvrage met en scène la faillite des indépendances sur le continent. L’action du roman se déroule dans le Ghana des années 1960, accablé sous le poids de la corruption et du matérialisme cynique. Armah raconte la faillite de l’élite ghanéenne qui s’est empressée de prendre la place laissée vacante par les colonisateurs, sans se préoccuper des promesses d’égalité et de justice sociale faites par les pères fondateurs.

Le titre anglais de l’ouvrage, c’est « The beautyful ones are not born yet », avec une faute d’orthographe dans “ beautyful ”, laissée telle quelle sans doute à dessein pour signifier l’aliénation. Ce titre fait référence à l’une des dernières scènes du roman où l’on voit un car bloqué à un barrage de police. Assis au bord de la route, le protagoniste assiste aux laborieuses négociations du chauffeur avec les policiers avant que le car ne puisse repartir moyennant quelques cedis sonnants et trébuchants. Armah raconte comment cette corruption administrative largement répandue dans le Ghana est en train de ronger l’âme du pays. La déception de la population est symbolisée par l’adage devenu le titre du roman peint sur la vitre arrière du bus : « L’Âge d’or n’est pas pour demain ». Un titre aussi philosophique qu’existentiel.

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