Independence Day : Tchad

Independence Day : Tchad

En date du VIIe millénaire avant notre ère l’arrivée des premiers hommes sur les terres de l’actuel Tchad.

À la fin des années 1990, de nombreuses expéditions scientifiques ont d’ailleurs mis en évidence des traces préhistoriques d’activités proto-humaines, avec notamment la découverte d’Abel, un fossile d’hominidé qui aurait vécu entre 3,5 et 3 millions d’années avant Jésus-Christ.

C’est aussi au Tchad qu’a été découvert un crâne de primate fossile, surnommé Toumaï, que certains paléoanthropologues considèrent comme l’un des premiers ancêtres de l’espèce humaine.

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, la France accorde au Tchad le statut de territoire d’outre-mer et à ses habitants le droit d’élire deux représentants à l’Assemblée nationale, René Malbrant et Gabriel Lisette. Une assemblée locale tchadienne, appelée le Conseil représentatif et rassemblant trente membres élus par les Tchadiens, est également constituée la même année, en parallèle.

Le Tchad devient ensuite une république autonome en 1958. En 1960, elle fait partie de l’éphémère Union des républiques d’Afrique centrale puis accède à l’indépendance le 11 août 1960. François Tombalbaye, chef du PPT, devient le premier président. Deux ans plus tard, Tombalbaye interdit les partis d’opposition et instaure un système de parti unique. L’autocratie et une gestion froide.

 Homme des territoires du sud, issu de l’ethnie Sara, François Tombalbaye doit bientôt faire face à la révolte de peuples du Nord, en majorité musulmans. En 1965, le Front de libération nationale du Tchad, déclenche des manifestations qui se transforment rapidement en guerre civile. Trois ans plus tard, en 1968, faute de calme revenu, le Président sollicite l’aide des troupes françaises mais l’opération Bison (1969-1972) ne peut venir à bout de la rébellion. Tombalbaye est renversé et tué en 1975 mais l’insurrection continue. Le pouvoir échoit au général Félix Malloum, qui doit pourtant rapidement céder sa place à Goukouni Oueddei à la suite de la première bataille de N’Djaména en 1979.

En 1980, les factions rebelles dirigées par Hissène Habré prennent la capitale et l’État tchadien, ses services publics, l’armée, les administrations centrales, s’effondrent. Pourtant, la seconde bataille de N’Djaména permet à Goukouni Oueddei d’évincer son rival, Hissène Habré, avec l’aide décisive du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

En janvier 1981, le Tchad et la Libye proclament leur fusion. Celle-ci ne sera jamais effective, Goukouni Oueddei choisissant d’y renoncer sous la pression de la France et des États-Unis. Les troupes libyennes se retirent dans le cadre d’un accord conclu avec le gouvernement français.

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