Le retour des combattants malgaches enrôlés durant la Seconde Guerre mondiale,
les discriminations du régime de l’indigénat
les conditions de vie misérables des autochtones favorisent le militantisme des mouvements
anti-colonialistes,aspirant à l’indépendance et créent les conditions d’une insurrection.
L’insurrection malgache débute en mars 1947, entraînant une répression sanglante par l’armée française, qui fait plusieurs dizaines de milliers de morts,
La répression s’accompagne d’exécutions sommaires, de tortures, de regroupements forcés et d’incendies de villages.
L’armée française expérimente la « guerre psychologique » : des suspects sont jetés, vivants, depuis des avions afin de terroriser les villageois dans les régions d’opération.
Territoire d’outre-mer de 1946 à 1958, Madagascar obtient un premier niveau d’autonomie le 10 octobre 1958, en tant que République autonome malgache au sein de la Communauté.
Le 14 octobre, Philibert Tsiranana devient président du Conseil de gouvernement avant d’être élu premier président de la République le 1er mai 1959.
Madagascar’s new President, Andry Rajoelina, inspects a guard of honour during his inauguration ceremony in Antananarivo, Madagascar, Saturday, Jan. 19, 2019. Rajoelina told a crowd in the capital that for the first time since independence Madagascar is seeing a peaceful, democratic transfer of power between two elected leaders and vowed to combat corruption. (AP Photo)
L’île accède à l’indépendance le 26 juin 1960 mais la Première République malgache reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération.
Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante, en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces, ainsi il quitte le pouvoir en 1972.
Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa qui décide d’organiser un référendum afin d’officialiser son pouvoir pour une période transitoire. Le référendum l’ayant plébiscité, il crée un gouvernement d’union nationale, qu’il dirige jusqu’en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava. Ce dernier est assassiné au bout d’une semaine, le 11 février 1975 à 20 heures. Après l’assassinat du général Ratsimandrava, Madagascar est dirigé par un Comité national de direction militaire présidé par le général Andriamahazo.
Le 14 juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef de l’État et du gouvernement. Le Comité national de direction militaire est alors remplacé par un Comité national de la révolution.
La deuxième république malgache n’est pas un État communiste (la propriété privée n’est pas abolie, la religion n’est pas persécutée) mais, comme le régime cubain, elle contrôle tous les échanges avec l’extérieur, se dote en mars 1976 d’un parti unique : l’« Avant-Garde de la Révolution malgache ». Le 30 décembre 1975, Didier Ratsiraka proclama la République démocratique malgache. Par la suite, il devient l’un des militants actifs du non-alignement
Ratsiraka instaure le franc malgache (FMG) et délaisse le franc CFA. Dix ans plus tard, vers la fin des années 1980, on parle d’« échec de l’expérience socialiste » car le régime de Didier Ratsiraka ne parvient pas à améliorer les conditions de vie et l’opposition s’amplifie.
