La Nuit du rejet-un miroir à émotions

La Nuit du rejet-un miroir à émotions

Marcellin Emack dans cette oeuvre,nous propose des emotions oscillante durant  cette lecture. Notre auteur emet une idée, venue d’une série d’observations intérieures et extérieures, en ce qui concerne sa gestion du rejet , que ce soit en amour, en amitié ou même en famille: mais aussi celle des autres.soulignant ces phases par lesquelles nous passons

‎- phases de colère, ‎

-dépression, ‎

-acceptation et déni.

  ‎Un recueil de cinq nouvelles  résumant une descente aux enfers au fur et à mesure qu’on évolue dans le livre.‎Il explore l’âme humaine. ‎L’écriture est dense et sobre ; tout ceci en gardant la justesse et la concision nécessaires pour le confort du lecteur, et en lui présentant dans une grande intensité des destins brisés par le rejet, quel qu’il soit.‎

La Nuit du rejet évoque une réalité douloureuse : l’état psychologique dans lequel on se trouve lorsqu’on a été rejeté.

La Nuit (avec « N ») désigne une forme d’autodestruction d’après rejet, puisque le mal dont on souffre c’est nous qui choisissons bien souvent de le faire grandir, et donc de nous détruire finalement. C’est pourquoi ce tissu de récits où l’émotion s’assombrit progressivement s’intitule La Nuit du rejet.‎

Les thèmes principaux explorés sont (affectif, social, familial, existentiel), la solitude, la quête de l’identité, la mémoire et ses blessures intimes, la résilience et ses espérances, la société et ses marges.‎

Marcellin Emack propose des matériaux tiré d’ observations personnelles, mais aussi via son environnement,ses lectures.‎Les personnes autour de lui mises à l’écart pour une raison particulière, et des analyses psychologiques auxquelles il procède constamment afin de mieux se substituer aux gens qui souffrent dans leur être.  ‎Un exemple,est l’utilisation du personnage féminin,un assemblage de plusieurs femmes de la vraie vie, ce qui peut probablement donner l’impression à bon nombre de femmes de se reconnaître.

‎Angela est une fille brisée par le viol de sa sœur durant leur enfance, et qui pour cela a nourri une certaine haine à l’égard des hommes. Elle pose entre elle et le narrateur (qu’elle affectionne pourtant) une barrière qui l’empêche d’atteindre son cœur, tout en restant coquine et joueuse.‎Un personnage secondaire a suivre, c’est Samira, qu’on retrouve dans la troisième nouvelle intitulée La seizième ; parce qu’elle est gentille, expansive, mais finit par souffrir atrocement d’être sortie avec un pervers.

‎Notre auteur nous proposes différents personnages, au fil des histoires, essaient tant bien que mal de comprendre l’autre, l’accepter, cheminer avec lui ; mais cette volonté s’éteint très souvent devant la toxicité de leurs vis-à-vis qui maintiennent une distance pour des raisons personnelles. Cela donne ainsi lieu à des relations légères, voire passagères, et vouées à se rompre complètement avec le temps.‎

Marcellin Emack, dis avoir pris  trois ans à l’écrire. ‎L’écriture de ce livre a été laborieuse et décourageante au début  car il recherchait une formulation quasi parfaite de chaque phrase. Tout ceci a failli le pousser à l’abandon. Mais fort heureusement, il y a toujours une lumière qui nous éclaire l’esprit et permet de faire évoluer le texte, même dans les plus sombres moments de doute. ‎

La Nuit du rejet est un ouvrage littéraire bien composé, et respectueux de la littérature.‎Le  message du roman n’est pas précis ; pour ainsi pousser le lecteur a tirer de lui-même des enseignements, que ce soit dans la force des histoires ou l’intensité avec laquelle certains faits de la vie sont peints.‎‎Apres  Le Visage de l’espoir,son roman précédent,ou règne une atmosphère morose. La Nuit du rejet marque une évolution certaine dans le style encore plus dense,avec une complexité narrative.

‎Marcellin nous précise qu’il  observe et lis beaucoup avant d’écrire,n’ayant pas de routine precise.il nous dit faire confiance en sa mémoire affective; lui évitant  d’écrire la vie en la vivant,plutôt de la vivre d’abord, et d’écrire la vie ensuite. ‎Ce qui lui permet de rester plus naturel.‎Des séances dédicace se feront au mois d’octobre à l’Institut Français pour la première séance de dédicace après la parution de l’ouvrage.‎Le livre fera l’objet de rencontres et discussions au sein de quelques groupes de lecture de Yaoundé et Douala, puis un grand nombre d’étudiants en lettres serront réuni pour échanger et commenter l’œuvre en ligne ou en présentiel.‎

Notre jeune Émile vous envoi ses mots

‎ »les paroles peuvent dire ce qu’elles veulent, mais seule la lecture d’un ouvrage décide de la cohérence entre le discours d’un artiste et son art lui-même. Et moi, avec mon goût de simple lecteur, je vous suggère cette œuvre, dont vous ne pourrez plus vous passer, j’en suis persuadé, même après l’avoir terminée. »‎‎

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