« Quand la loi a échoué, il ne reste plus qu’à appliquer la loi de l’amour », tels sont les mots de Sir, Dr. Ntumfor Barrister Nico Halle, cet ancien observateur d’élections à l’international, homme de paix et lauréat de plusieurs prix pour ses initiatives, partageant son vécu ainsi que sa vision pour des élections de paix au Cameroun ce 12 octobre 2025. Une cause, selon lui, de l’échec socio-politique, économique et même religieux du pays.
C’était lors d’un atelier réunissant les journalistes d’expression anglophone branche de Douala.Une rencontre visant à préparer et permettre aux hommes de médias d’être outillés pour faire leur travail,sans céder à l’exagération ou de fausses informations.Comment éviter d’être celui qui cause,le conflit et la confusion ?
Pour en savoir plus sur l’organe en charge de cette élection.Madame Dorothée Eyango, représentante du régionale d’élecam, a pris 2h pour décrypter les codes et lois régissant la mise en place de cette structure et son fonctionnement. Elle a rappelé que seules les parties en lice étaient habilitées à être présentes dans les salles de vote avec les membres de l’administration et les représentants de leurs organes.Il faut préciser que c’est cette équipe qui devra être présente dans les 3 000 bureaux de vote ouverts sur tout le territoire camerounais.
Elle a soulevé les causes de certaines rumeurs folles qui circulent, portées par des camarades de partis incapables d’être présents sur l’ensemble du territoire.Un investissement que les partis en course ne semblent pas prêts à faire.Certains partis, incapables de fournir des membres pour les représenter et ainsi protéger leurs intérêts, préfèrent lancer des cris de vol de votes, de détournement d’urne.Elle invite les médias à être impartiaux et à ne pas donner les tendances,avant que le dépouillement ne soit fait, car cela peut impacter négativement le public, qui au moment des résultats basés sur le partage des médias, pourrait se sentir volé dans sa victoire. Ce n’est pas le travail des médias.ils doivent publier les résultats donnés après les délibérations et la présentation des procès-verbaux signés par ceux qui portent les votes dans les bureaux et les transmettent à leur centrale.
En 3ème partie de cet atelier avec les membres de Camasej D et d’autres confrères présents dans cette salle de l’hôtel Royal Palace de Bonaberi, le DP, expert en communication d’entreprise et consultant en reportage sur les droits de l’homme, M. Tarhyang Enowbikah Tabe, a rappelé que l’homme des médias doit suivre les élections dès l’annonce des dates, la déclaration des candidatures, suivie de la campagne et des actions pendant l’élection et après l’annonce des résultats.Un journaliste se doit de rester professionnel et à aucun moment se croire l’ami d’un candidat.Son impartialité est la garantie de son intégrité et de sa sécurité.Un rappel très important pour le respect des codes d’éthique des médias, rappelant que le mélange que font très souvent les hommes des médias affecte le rendu de leur travail.
Notre encadreur a rappelé aux journalistes de vérifier l’information et de savoir détecter les messages véhiculés sur les médias et les réseaux sociaux, invitant les journalistes à s’outiller, à prendre des contacts et à bien maîtriser les informations qui leur sont transmises, et à être conscients que leur partage doit être véridique et non des suppositions.
Une rencontre qui vise à permettre aux jeunes journalistes qui participeront pour la première fois aux processus électoraux de ne pas commettre d’erreurs, comme nous l’a si bien expliqué la présidente de l’association, Maureen Ndi.La vision étant de permettre aux hommes des médias de rester dignes et de faire leur travail sans chercher à être en compétition avec les lanceurs d’alerte et les blogueurs qui ont un autre type de fonctionnement.
Un rappel nécessaire pour la protection du journaliste dans son travail, avec des élections sous tension et confusion, ce 12 octobre 2025.
